Chapitre 8
Cybersécurité et protection de l’information
Sécurité, minimisation et réponse aux incidents dans les systèmes traitant des données personnelles.

8.1 Données et finalités
Les dossiers du personnel peuvent réunir des informations d’identification, économiques et particulièrement sensibles. Il faut déterminer les données nécessaires à chaque processus et éviter de collecter des informations simplement parce qu’elles sont disponibles. La minimisation réduit les risques d’utilisation abusive et les coûts de protection.
La base juridique, l’information des personnes et les durées de conservation doivent être analysées selon la finalité. Dans l’emploi, le déséquilibre entre les parties peut affecter la validité du consentement. Une case générique à cocher ne doit pas remplacer cette analyse [R2].
8.2 Accès et séparation des fonctions
Le contrôle d’accès doit appliquer le principe du moindre privilège. L’authentification multifacteur ajoute une protection, mais ne dispense pas de réexaminer les autorisations, les appareils et les procédures. Un compte correctement authentifié peut être utilisé abusivement ou disposer d’autorisations excessives.
Les opérations importantes nécessitent une traçabilité et un examen. Il faut séparer, lorsque c’est possible, les tâches incompatibles, comme modifier une donnée et approuver son effet financier. Les examens périodiques aident à repérer les autorisations héritées qui ne correspondent plus à une fonction légitime.
8.3 Menaces propres à l’IA
Un assistant peut divulguer des informations s’il combine des sources sans respecter les autorisations. Il peut aussi suivre des instructions malveillantes présentes dans un document ou générer une réponse paraissant officielle sans l’être. Les contrôles doivent porter sur l’accès aux données et sur les actions disponibles, et pas uniquement sur le texte visible.
Les essais doivent inclure des documents manipulés, des requêtes d’extraction et des demandes hors périmètre. Les informations confidentielles ne doivent pas être envoyées à des services externes sans garanties ni autorisation appropriées. Les journaux d’utilisation doivent eux aussi être limités pour éviter la conservation de données inutiles.
8.4 Incidents et continuité
La réponse aux incidents nécessite des responsables, des canaux d’alerte et des procédures éprouvées. Il faut donner la priorité à l’endiguement du problème, à la préservation des éléments probants et à l’évaluation des conséquences. Les obligations de communication ou de notification s’analysent selon l’incident et la réglementation applicable.
Les sauvegardes doivent être testées par des restaurations. Une sauvegarde non vérifiée n’offre qu’une sécurité apparente. La continuité nécessite aussi des solutions de travail lorsque la plateforme est indisponible, particulièrement pour les processus affectant les salaires ou les droits.
8.5 Conservation et réexamen
Les durées de conservation doivent répondre à des finalités et à des obligations identifiées. Une conservation indéfinie peut accroître l’exposition sans apporter de valeur. L’effacement doit couvrir les systèmes actifs, les exportations et le cycle des sauvegardes.
La protection des données est une pratique continue. Les changements d’usage, de fournisseurs ou d’intégrations exigent un réexamen des contrôles. Le cas échéant, une analyse d’impact permet d’étudier les risques avant le traitement et de documenter les mesures, les limites et les décisions restant à prendre [R2].
Questionnaires
Compréhension du chapitre & Dilemmes en ressources humaines
Les dilemmes ne donnent lieu à aucune note morale et ne servent pas à évaluer des candidatures.